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Supasser ses peurs !

 

Avez-vous l’impression par moment que des peurs vous bloquent dans vos pensées ou dans vos façons d’agir? Ces signaux d’alarme font en sorte qu’on fige, qu’on part à la course ou encore qu’on veut se défendre. J’ai été face à des peurs qui ressemblaient à : parler devant un public, peur d’un vaccin, peur de prendre l’avion, peur de voyager seule, peur de changer de ville, peur de changer d’emploi, peur du jugement des autres… Bref, des peurs de toutes les couleurs et de toutes les formes habitent souvent notre quotidien plus qu’on pourrait le souhaiter. Comment faire pour les apprivoiser ? Peut-être que ma petite histoire cocasse qui m’est arrivée et qui m’a servi d’apprentissage pourra être un outil pour vous aujourd’hui.

Avez-vous une phobie que vous traînez depuis votre enfance ?

Comme celle du noir, celle des serpents, d’être en public, de parler devant un groupe…

Pour ma part, c’est les guêpes ! Oui, oui… j’ai la phobie EXTRÊME des guêpes!

J’ai tellement peur lorsque je suis face à face avec ces petites bêtes que j’ai toujours réussi à courir plus vite qu’elles ou encore à les étourdir à force de tourner en rond. Bien oui ! J’ai réussi toute ma vie à me sauver des guêpes. Aussitôt près de moi, c’est la panique, c’est le délire, c’est les cris, c’est le noir intérieur et sueur froide. Chaque fois, tout mon corps et mon esprit s’affolent.

Laissez-moi vous mettre en contexte :

Par une belle journée de grand ciel bleu, d’un soleil puissant d’été, je savourais un bon repas avec mon ami qui arrivait tout juste de la France. Benoît que j’avais rencontré sur les Terres sacrées de l’Inde fut un de mes coups de cœur de ce voyage. Nous étions assis paisiblement dans ce décor enveloppant montagneux des Laurentides. Heureux de nous retrouver, nous discutions, nous riions, nous contemplions, c’était le paradis total ! Tout était parfait !

Jusqu’au moment où mes oreilles entendirent un espèce de bourdonnement et que mes yeux virent cette chose noire, jaune volante avec un IMMENSE DARD !…

C’est clairement la reine de la reine de la reine celle-là ! Elle est GÉANTE !! Voilà que toute la panique se fit sentir dans mon corps entier et que le mécanisme de défense intérieur démarre : vision embrouillée, cœur qui palpite, oreilles bouchées, cerveau bloqué, sueurs au front… Calipine ! cette maudite guêpe fait juste tourner autour de MOI ! JE N’EN PEUX PLUS ! Je lâche un grand WAK et je pars à la vitesse de Woody woodpecker à l’intérieur de la maison. Mon ami complètement tordu de la canadienne en délire, il rit aux grands éclats, roule parterre et me dit en riant : Mais Janic, reviens, mais reviens, Janic, reviens !.

J’ai affirmé à mon ami que le balcon c’était fini pour le reste de l’après-midi et je poursuivrais mon dîner à l’intérieur. Toutefois, rien à faire. Mon ami continue de me dire : Mais Janic, reviens, je te dis reviens, reviens ! Je suis allée juste au bord de la porte pour lui parler, mais en gardant vigilance de l’extérieur et de CETTE GUÊPE. C’est à ce moment que mon ami est prêt d’attaque pour la guêpe qui est DROIT SUR MON CHANDAIL !…

Il n’a pas eu besoin d’attaquer la guêpe bien longtemps que j’avais crié et enlevé mon chandail.

Une fois le calme intérieur revenu, c’était la grande rigolade de cette drôle de pièce de théâtre de vie que je venais de jouer. Je revois en boucle le scénario avec mon ami et j’ai une belle réflexion Bien oui ! Chaque fois qu’on fuit un problème, une peur NOUS SUIT ! Tout comme cette guêpe qui est venue m’enseigner cet apprentissage.

Ce n’est pas forcément en s’éloignant, en courant comme Woddy Woodpecker qu’on évite un problème, une situation, une phobie… Du moins, pour ma part, chaque fois que j’ai pensé me sauver bien loin, je me rendais compte que tout était encore là. J’avais pour un instant l’illusion de l’avoir échappé belle, mais tôt ou tard, j’étais à nouveau devant elle. Imaginez 2 secondes… J’AVAIS LA GUÊPE AVEC MOI DANS LA MAISON. Je crois que c’était assez clair comme message.

J’aime toujours voir chaque situation comme un chapitre d’université.

Depuis ce temps, cette histoire m’habite et elle m’inspire qu’il ne sert à rien de courir ou de se sauver bien loin. Il est préférable d’aller de l’avant, de foncer et d’apprivoiser la situation même si à première vue, elle nous semble insurmontable.

Maintenant, lorsqu’une guêpe s’approche de moi, JE RESPIRE et vous savez quoi? Elle ne s’agite pas et ne me pique pas. J’ai même eu des guêpes qui se sont posées sur moi et je les ai laissé faire. C’est magique, je vous le dis! Plus on ose passer par-dessus nos peurs, plus la vie nous révèle des surprises et plus on se sent libre.

Je vous invite à identifier les peurs qui vous habitent ou celles que vous avez surmontées. Ensuite, les partager avec nos lecteurs pour les inspirer dans leur démarche.

À tout bientôt !

En espérant que ma petite histoire vous inspire ! 😉

 

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